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Zafu et Fuzen, indispensables à la pratique méditative
La respiration est une clé de la pratique du yoga et de la méditation. La posture du dos est essentielle pour permettre au prana de circuler dans le corps de façon fluide et profonde et de profiter de ses nombreux bienfaits. Pourtant, les problèmes dorsaux sont qualifiées de “maladie du siècle” et il est difficile pour beaucoup de tenir une posture de méditation sans efforts et sur la durée. En position assise, la colonne vertébrale a tendance à se courber sous le poids de la tête et à sur-solliciter les muscles du bas du dos pour se maintenir. Les organes internes sont compressés. La circulation et la respiration sont entravées. La position assise est une position de repos salvatrice oui, à la condition qu’elle reste ponctuelle. Si elle doit se prolonger, il est indispensable d’adopter une posture correcte.
La recherche de la verticalité est fondamentale en méditation. C’est pourquoi les coussins de méditation sont conçus pour donner une élévation supplémentaire, encourager le bon alignement postural et favoriser la connexion avec le ciel. Cette posture droite est primordiale pour libérer le plexus solaire et adopter une respiration profonde, fluide et régulière. Un dos redressé aide à stabiliser le corps et (re)activer des muscles. Vous serez moins sujet aux crampes, aux courbatures et autres problèmes musculaires.
Le zafu se trouve au cœur de la pratique traditionnelle de la méditation Zazen par les bouddhistes . Les genoux sont orientés vers le sol, le menton est rentré et la nuque est étirée, ce qui implique que votre colonne est bien droite et que vos épaules sont détendues. Tenir la posture ne devrait jamais impliquer l’utilisation de la force ou d’une tension mais une détente parfaite du corps pour permettre à l’esprit de se concentrer sur l’objet de la méditation. Le zafu, ou le coussin en demi-lune, sont une aide pour y parvenir. En effet, le basculement des hanches opéré permet de respecter la cambrure naturelle au niveau de la 5e lombaire et ainsi d’activer le bon axe postural, c’est-à-dire le même qu’en station debout.
Le zafu et le fuzen ne sont pas des accessoires. Ce sont des outils et comme tous les outils, il faut savoir choisir celui qui s’adapte à votre besoin et votre morphologie. Traditionnellement, un zafu se doit d’être ferme pour que votre corps soit détendu tout en gardant une position parfaite pour le pranayama et la méditation. Un zafu qui s’effondre ou se tasse ne vous permettra pas de vous tenir droit sans avoir à forcer. Un zafu de mauvaise qualité sera nuisible à votre pratique et pourrait même engendrer des douleurs. Les 22 plis qui entourent un zafu ne sont pas là pour décorer comme la plupart des fabricants le pensent. Ces 22 plis profonds sur la circonférence du zafu, ont le même rôle que les baleines d’un soutien-gorge et maintiennent le zafu lorsque vous êtes assis dessus. Chez Kali Yoga, nos zafus de la marque Chin mudra sont faits en suivant la tradition. Chaque pli est constitué d’une triple épaisseur de tissu. Le résultat est sans commune mesure.
Le bourrage est aussi une clé de la qualité d’un zafu de méditation. Au début, vous le trouverez sans doute un peu dur. S’il est trop mou, c’est que son bourrage est de mauvaise qualité et le coussin de méditation s’aplatira comme une galette après quelque temps de pratique.
Le zafu est traditionnellement rembourré avec du kapok, une fibre végétale cultivée en Asie ou en Afrique. Il est surtout conseillé aux personnes souples du bassin. N’étant pas suffisamment ferme et dense, des difficultés à maintenir une posture droite peuvent ainsi être ressenties durant la méditation, provoquant des tensions dans le bas dos. Bien que le Kapok soit une fibre naturelle, sa culture et son utilisation dans la création de coussins représentent un désastre écologique complètement contraire aux valeurs chères à l’équipe de Kali Yoga. Le Kapok ne peut être produit qu’en Asie et en Afrique et demande donc de traverser des dizaines de milliers de kilomètres dans des bateaux ou en avion avant d’arriver dans vos coussins de méditation. C’est une empreinte écologique énorme que nous avons fait le choix d’éviter. Le second problème est lié aux conditions de récolte du kapok. La récolte est très souvent faite à la main, dans des pays très pauvres où les conditions de travail ne sont que très peu régulées. Contrairement à la culture du coton où de nombreux labels existent pour certifier du traitement responsable des travailleurs, de tels labels ne sont pas disponibles pour la culture et la traçabilité du kapok.
Dans notre boutique, nous avons donc privilégié un bourrage en balles d’épeautre, l’ancêtre du blé. Cette fibre végétale est souple, légère et gonflante. Elle ne se tasse pas, ne s’effrite pas. La balle d’épeautre permet un garnissage très ferme du Zafu, plus ferme et plus dense que le kapok. Mémoire de forme naturelle, cette céréale assure un fort maintien pour une assise bien ferme et plus stable.Ce rembourrage est donc l’allier de tout méditant, qu’il soit débutant ou expérimenté. La balle d’épeautre a aussi des effets calmants et relaxants, ainsi qu’une bonne absorption de la transpiration. Sa durabilité est exceptionnelle et contrairement au kapok qui ne peut être produit qu’en Asie et en Afrique, il existe de nombreux producteurs de balle d’épeautre bio en France et en Europe, permettant de contrôler les conditions de récolte et de culture du garnissage et de vous proposer de la balle d’épeautre 100% Bio certifiée EcoCert**.

Il est important de vous préciser pour conclure cet article qu’il n’est pas acceptable qu’une séance de méditation ou de Pranayama se transforme en torture. Si votre assise est trop basse, vous devrez alors forcer pour tenir une position droite de la colonne vertébrale, ce qui engendrera des tensions et des douleurs. Si vous avez mal, c’est que la posture que vous essayez de tenir est trop difficile pour vous. Pour une posture de méditation parfaite, il ne faut pas hésiter à utiliser un zafu ou un coussin demi-lune.